samedi 12 août 2017

"Je vous aime... à tout jamais"

Le temps se joue de moi
Me laissant croire son rythme régulier
Pourtant je le vois
Tantôt il traine, avant de s’emballer…

Quand je me pose la question
Je me trouve tellement versatile.
Les jours ont-ils passé vite, oui ou non ?
Y répondre n’a rien de facile.

Quand la mémoire n’est pas titillée,
Que j’esquisse un semblant de sourire
Je me dis que tellement de jours sont passés
Qui ont vraiment œuvré à me guérir.

Comme si cette date du calendrier
Qui a pourtant scellé des destins
N’avait finalement rien de particulier
Comme déjà effacée,  par 365 demains…

Mais quand de façon lancinante
Ou alors brusquement, tout soudain,
Les souvenirs m’assaillent, me hantent
Le temps semble s’être arrêté, rien de moins

Ce fichu temps n’a ainsi pas cicatrisé
Les plaies de mon cœur de maman
Il n’a pas non plus réussi à calmer
Mes larmes de deuil de grand-maman

Certes, il aurait fallu faire preuve de volonté
D’une résilience somme toute raisonnable,
Pour que la douleur puisse passer, s’estomper
Et que vivre soit alors plus supportable.

Je n’ai simplement pas su, ou pas voulu peut-être
Comme si, décider d’arrêter d’y penser
C’était trahir ces deux chers petits êtres
L’oubli contre la douleur, semblant notre seul allié.

365 jours, leur nombre est déjà considérable
Une armée de dates qui aura vaillamment défilé
1 année… là, le chiffre est ridicule, tellement minable
Alors que pour certains le temps semble s’être arrêté.

Arthur, Jules… je ne peux vous oublier
A tout jamais dans mon cœur vous vivez !
 


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