vendredi 27 octobre 2017

"A tire d'ailes ... un beau matin..."


Mon mari, c’est « Larousse » « Reverso » « Le Coran » « Le manuel Merk » tout à la fois, et j’en passe. Vous vous posez des questions du genre :
-          Comment fonctionne la bourse ?
-          Qui a acheté ou vendu, à qui, dans le domaine automobile ?
-          C’est quoi la différence entre l’étang et la mare ?
-          Comment fonctionne un moteur d’avion ?
-          Pourquoi le ciel est bleu ?
-          Quand est-ce qu’il est recommandé de changer les pneus d’hiver ?
-          Si c’est l’œuf qui est arrivé avant la poule ou le contraire ?
Evoquez le sujet devant lui et il va tout vous expliquer… avec moult détails et  croquis…
Euh… sauf peut-être pour la poule et l’œuf, là … laissez tomber. L’ornithologie c’est vraiment pas son fort.
Bah vi quoi, il a des lacunes. Remarquez ça pourrait être circonstanciel … Découler de ce côté émotionnel qu’il sait parfois si bien cacher… (que tous ceux qui lui trouvent un air vaguement ours lèvent la main, je ne dénoncerai personne promis …)
Bref … revenons à nos moutons. Et en l’occurrence, plutôt à nos pigeons.
Je plante le décor, les comédiens… et vous allez comprendre que se trament déjà les fils, d’une comédie ? d’un mélo ? d’un drame ? ah la la .. je sais pas trop j’avoue :
Bref donc ! Euh le décor et les comédiens : Un mari/ sa femme/ un balcon / deux pigeons / un nid…
Ca commence comme ça :
Lui : « chérie… y’a deux pigeons qui ont confectionné un nid dans le balcon. Et l’un des deux couve. Mais j’sais pas si c’est le mâle ou la femelle ».
Elle : ah ok… Bah qu’importe mâle ou femelle, ils vont couver à tour de rôle tu sais. Histoire que le nid soit toujours maintenu au chaud et qu’ils puissent malgré tout se déplacer pour aller chercher à manger. (et là merci google : le sommet de la tête de la femelle est légèrement plus plat que chez le mâle. Mais bon, un truc plus infaillible … la femelle couve quasiment tout le temps, alors que le mec, oups le mâle, couve en général de 10 à 11h et de 16 à 17 heures ! A peine tu m’étonnes… comme partout quoi, c’est la nana qui se tape tout le travail !)
Et donc, ni une ni deux l’instinct maternel du mari… !!!
Mais qu’est-ce je dis-moi « l’instinct maternel  pfffff ». Bah c’est que j’sais pas trop quel nom donner à tout ça. C’est pas l’instinct de protection de l’espèce, mon mari n’a rien d’un pigeon (j’vous dis… c’est un ours lui !...)
Appelons ça… l’amour des animaux, et de toutes bêbêtes vivantes du Bon Dieu !

Bref… son instinct pour ces deux tites bestioles lui ont fait faire toutes sortes de choses, en vue de leur faciliter la vie et que naissent des petits bébés tout mignons roooo…

-          Y’a eu la bouffe : ils n’aimaient pas trop le maïs, ils ont même chipoté avec le pain, il restait donc à acheter des graines. Ni une ni deux… direction le magasin, où il a fait son choix avec soin j’vous le dis hein…
-          L’habitacle : oui le nid .. c’est bien joli, mais c’est pas très fort contre les intempéries, pis tout pis tout… Il a donc aménagé une maison, à l’aide d’une ancienne table de nuit, qu’il a rembourrée de vieux papiers, et qu’il a déposée tout près du nid (après que je lui aie tout de même vivement recommandé de ne jamais toucher au nid, sous peine que les parents, prenant ça pour une intrusion dangereuse, l’abandonnent). Mais purée, chaque jour il allait voir quand même si, peut-être, contre toute attente, les parents ayant pesé le pour et le contre, n’avaient pas délaissé leur bouge pour  emménager dans ce F1 de luxe ! Bah non…
-          Il se souciait ainsi jour et nuit du confort de ses protégés, rêvant déjà à ces jours merveilleux où leur reconnaissance éternelle s’affirmerait dans une envolée de plumes et de joyeux échanges affectifs… (euh oui, j’arrête là mon délire).
Ayant lu sur (re-merci) google, que l’incubation durait 18 jours et qu’elle ne démarrait qu’après la ponte du deuxième œuf, je lui demandais d’aller voir s’il s’y trouvait des œufs effectivement ou pas.
Hourraaaaaaa … il y en avait deux !
Une vingtaine de jours plus tard, soucieuse curieuse de savoir si ça se concrétisait, je lui demandais si les oisillons étaient nés, là ?..
-          Bah non… les parents sont toujours là, à couver !
-          Chéri…ils couvent les œufs d’abord, mais une fois les oisillons nés, ils vont continuer à couver, pour les garder au chaud !parce que, hein,  les oisillons naissant sans plume…
Et là… imaginez le gars qui court jusqu’au balcon pour découvrir (une fois la femelle envolée tellement elle a dû avoir les flopettes de voir débarquer ce géant devant elle) deux mignons petits œufs toujours là, mais dont l’un avait déjà été cassé de l’intérieur, laissant à entrevoir le premier oisillon qui naissait…
Et les attentions qui reprenaient de plus belle : entre livraison de graines, d’eau propre…et coups d’œil pour surveiller tout ce petit monde…
Il ne restait qu’à choisir les prénoms. Oh la… j’vous arrête tout de suite. N’allez pas penser qu’on savait distinguer le sexe des oisillons si facilement. Non… On se contentait de chercher des prénoms unisexes ! on fait pas le malin hein… Faut pas exagérer quand même !! (j'ai quand même sollicité l'aide de mon beau-frère, Hakim... qui en a proposés deux) (plus on est de fous, moins y'a de riz)
Bref… donc… les pigeons bien installés, les oisillons nés, le mari tout content … Alors quoi ? jusqu’ici ? comédie ? mélo ? … j’vous laisse choise hein…
Hier… le mari rentre du boulot et gère sa première priorité : voir comment se porte sa couvée tout ce petit monde ?
Il aperçoit celle qu’on a identifiée comme étant la femelle (relire plus haut : c’est la femelle qui fait quasiment tout le boulot de couvaison… donc c’est pas difficile à comprendre hein !), perchée sur la rambarde du balcon. Il s’approche du nid et découvre … (oh horreur… ) qu’il est vide !
Mais comment se fesse ?... (vi, j’ai osé…)
-          (elle) Vide ? le nid ? t’es sûr ?... t’as regardé depuis la porte du balcon ? ou bien tu t’en es approché pour regarder vraiment l’intérieur ?
-          (lui) : vide, c’est sûr. Je suis allé voir tout près… J’sais pas où ils ont passés !
-          (elle) Bah… y’a pas trente-six mille suppositions…
-          (lui) Comment ça ?
-          (elle) un prédateur qui les a bouffés…
-          (lui) comment ça un prédateur ?...
-          (elle) bah l’immeuble est cerné d’arbres dans lesquels y’a plein d’écureuils, l’un deux aura attaqué « ton » nid…
-          (lui) im-pos-si-ble …. ! J’ai jamais vu d’écureuils dans le balcon. Ils ne sont jamais montés jusque-là. Donc, c’est pas eux !
-          (elle) … (conciliante, mais qui veut quand même que son mari ouvre les œufs… les yeux) : Moh… si c’est pas un prédateur… ils sont où ???
-          (lui) (et là je vous mets au défi de ne pas rire) : bah les parents les ont emportés ailleurs ! j’sais pas où !!! … c’est pas impossible !!! …
-          (elle) (qui se retenait de rire, mais finalement, avouez que c’est difficile hein) : ah bah oui, j’imagine tout de suite la scène : chacun des parents prend un oisillon sous son bras, et s’envole à tire d’ailes… euh… à la force d’une seule aile en fait, vers un autre ailleurs, dénigrant tous tes efforts de cohabitation…
-          (lui) (un peu renfrogné, boudeur, vexé) (là … désolé (ce déééééééésollllé, dit à la façon de chez toi) mon chéri d’amour que j’aime plussss que … plus que j’aime les pigeons tiens, on va dire…) : bah… c’est possible aussi que ça soit le concierge de l’immeuble qui est passé pour faire une vision locale. Il aura vu le nid et il voulait pas qu’on le garde, car ça engendre trop de merde, et il aura jeté …
-          (elle) (conciliante, oui… mais faut pas pousser les oisillons hors du nid le bouchon quand même) : il aura jeté les oisillons et pas le nid complètement ?...
-          (lui) (qui en revient à l’idée que, non, décidément… ça peut pas être un prédateur, parce que ça voudrait dire qu’ils sont moooooooooorts .. les bébés zoisaux) : mais j’te dis… y’avait pas de sang dans le nid…
-          (elle) (toujours conciliante, mais purée quand est-ce qu’elle va lui dire crument les choses ?) : peut-être pas dans le nid, mais l’as-tu soulevé ? le sang a peut-être coulé sur le sol, filant entre les brindilles du nid…
-          (lui) (décidément très très désireux d’avoir tout tout tout bien vérifié, qui se raccroche donc « à toutes les branches du nid »… (viiii bah avouez que j’fais fort là, question image non ? ) : oui j’ai regardé, y’avait pas de sang… donc ils n’ont pas été tués dans le nid ! C’est pas possible…
-          (elle) (re-re-re-merci google) qui tape sur le moteur de recherche en ligne : « écureuil mange… oiseau ? »… : Euh… Moh… les écureuils mangent les œufs… (j’allais pas lui dire toute la vérité crue comme ça d’un coup, il l’aurait pas gobée (vi vi … vous suivez bien et vous avez comme moi l’esprit grivois « gober » comme dans « gober des œufs »… )…
-          (lui) Non… j’sais qu’ils mangent des trucs, sur les arbres, pis des fruits … pis j’sais pas trop quoi encore…
-          (elle) : pis… ???? des oisillons, j’t’assure, c’est dit sur google. Tiens… d’ailleurs… arffff non je te donne pas à voir la vidéo là… trop moche… ahhhh pouahhhh… c’est dég’… mais y’a vraiment une vidéo d’un écureuil qui a attaqué un nid et qui désosse un oisillon… (N’allez pas voir, amis lecteurs, c’est atroce, croyez-moi sur parole…la vidéo existe bien, purée… les vidéos car y’en a tout plein…)
-          (lui) (enfin ouvert à l’option que la disparition de ses bébés des pigeonneaux était due à un vil acte de barbarisme) tu crois ? … Oui, donc, euh… mince alors, c’est triste… vraiment c’est triste…
-          (elle) (qui n’aime décidément  pas voir son si gentil mari dans cet état d’abattement) : bein console-toi en te disant que c’est peut-être une maman écureuil qui a attaqué le nid, et que c’est pour nourrir ses propres petits, qui seraient morts ce soir s’ils n’avaient pas eu enfin ce repas…
-          (lui) (dont l’esprit s’ouvrait à nouveau à quelque chose de positif alors qu’il imaginait ces saloperies de bébés écureuils repus, sauvés) : bah si c’est ce que veut le Bon Dieu, c’est la nature après-tout… mais c’est triste hein, vraiment triste…
-          (elle) (à la fois touchée par la formidable empathie dont fait preuve, si généreusement, son chéri… mais également très surprise de toute l’opacité qui recouvrait les connaissances quelque peu basiques, voire banales, des choses sur le sujet, et qui retenait si difficilement son rire de le découvrir ainsi, si naïf devant le déroulement des événements, voulait encore soulager la conscience de ce dernier) : tu n’y pouvais rien trésor ! C’est la vie comme tu dis… la vie oui…
-          (lui) (dans un dernier sursaut de clairvoyance) (non mais, vous y croyez encore à ce stade ?) : j’aurais dû mettre un truc au balcon, du genre voile ou j’sais pas quoi, comme ça les écureuils n’auraient pas pu venir… (là, amis lecteurs, si vous êtes restés attentifs, vous aurez remarqué qu’il admettait enfin la probabilité de la disparition et la mort des bébés résultant d’une agape sanguine opérée par un « vilain nécureuil » (d’ailleurs n’a-t-il pas précisé que « oui, en fait … les écureuils c’est un peu comme des rats sauvages, ça bouffe tout… (Et là, amis lecteurs, vous admettrez qu’il avait déjà fait un sérieux pas vers la reconnaissance des faits )
-          (elle) (non mais dites, à ce stade vous y seriez encore vous ? à faire durer l’agonie ?) : un voile ? un grillage peut-être ? et t’aurais appris aux pigeons à entrer et sortir par une tite porte ? … la même donc qu’auraient empruntée les écureuils pour venir quand même attaquer le nid ?
-          (lui) (qui n’en démord pas vraiment finalement ) : oui, ou alors sans porte, ils seraient restés tout le temps à l’intérieur, du moins jusqu’à ce que les bébés puissent voler eux aussi…
-          (elle) ( qui lâchait enfin le mot ) : t’aurais voulu faire une voilière quoi ! un pigeonnier super protégé…
Fallait pas que ça dure plus longtemps ce moment-là, sinon j’allais passer pour la méchante. Il aurait fini par comprendre croire que c’est moi qui les ai mangés, ces tites-choses là, si adorables, si croquantes ! … (quoi , croquantes ? je dois pas dire ce mot ? … ah car ça éveille en vous les images du méchant écureuil qui croque dans la tête d’un oisillon pour en arracher le peu de chaire… ok ok… j’arrête)….
Bref donc !… si vous croisez mon mari… ne lui parlez pas d’ornithologie, de pigeons, de balcon… Vous savez déjà tout sur le sujet, là, non ?...
D’mon côté j’vais pas lui dire que le poulet dans l’assiette, ce midi… il a été enlevé, lui aussi, à sa maman… pour être  égorgé par un type cruel dont il a fait ça son métier…
J’vais lui dire que… euh…
«Le poulet chéri ?... ça pousse sur les arbres !  Non non… rien à craindre des écureuils ! Les arbres ils sont sous un voile, tu vois … un voile, un peu comme une volière finalement, oui… c’est ça… (une halle à poulets ! quoi)…

(A mon mari chéri... si tu me lis trésor d'amour... je t'aime... pis oui oui, j'aime aussi les zoiseaux promis !)

dimanche 15 octobre 2017

"Les péchitas... en converse"

Les petons des bébés... ou petits pieds...
Ma maman les appelait les péchitas, c'était à la façon du dialecte du piémont qu'elle avait parlé durant toute son enfance...
Bref... les péchitas, j'les habille en "converse" ou "baskets" comme on dit en Suisse...
J'ai crocheté ainsi déjà plein de paires récemment... et j'avoue que j'aime bien la tournure que ça prend... pas vous ?.


lundi 11 septembre 2017

"Zhou... le panda roux"

 
Zhou le panda roux
 
Une petite commande passée par ma fille pour son chéri... j'avais pas diable idée à quoi ressemblait vraiment le panda roux... c'est pas évident de trancher pour savoir quels sont les traits qui tiennent le plus du panda ou du renard finalement non ?...
 
Il semblerait qu'il plaise beaucoup à son heureux propriétaire ... c'est tant mieux !

"Ralph... la girafe"

 
Ralph la girafe
 
Pas bien compliqué à faire, mais elle faisait partie des zanimos qui me faisaient un peu marrer...

vendredi 8 septembre 2017

"Nelson le hérisson..."

 
 
Nelson le hérisson
 
que j'ai failli appeler Harrison... mais finalement la rime est trop facile et pas idéale.
Ses pics, ou sa tignasse on va dire, m'aura pris plus de temps que la confection même de la bête ! Tout un travail d'accrochage de fils en nœud de tapisserie. Mais il a une bouille craquante je trouve ! J'hésitais à lui faire des oreilles et une queue encore...

"Amanda... le panda..."

 
Amanda le panda
 
Modèle plus petit que les précédents... L'emplacement de ses yeux ne m'a pas convaincue mais je les laisse là finalement...

"Mallory... la souris.."

 
Mallory la souris
 
Je pensais l'accessoiriser d'un quartier de fromage, mais finalement, avec son jupette de danseuse ça n'allait pas le faire  !
Peut-être un petit sac à main ? non... finalement elle va rester telle qu'elle...

"Gaston ... le mouton"

 
Gaston le mouton
 
Sa toison m'aura donné du "fil à retordre"...
Non... sérieux, c'est un mélange de coton avec de petits fils qui m'empêchaient d'y voir clair et de trouver aisément la maille du rang précédent pour y piquer...
Mais bon, le voilà rhabillé pour l'hiver :-)
 

"Huguette... la vachette"

 
Huguette la vachette
 
Pas mal de détails, de petites pièces à crocheter, mais le résultat est des plus marrants non ?

"Myriam... hyppopotammmmmmeee"

 
 
Mon premier Amigurumi
 
Myriam ... l'hyppopotame
 
Y'a pas de raison d'être fière, j'sais bien ... mais c'était une première, et j'avoue que j'y ai pris plaisir et que le résultat final me plaît bien...
Il va y en avoir d'autres, mais je ne sais pas encore si je compte les offrir ou les vendre. Tout reste à voir


jeudi 31 août 2017

"Fleurs africaine ne fânent plus"



Elle m'aura pris plus de temps que d'ordinaire, pourtant elle n'était pas difficile à faire.
Sans doute le plaisir de crocheter encore une couverture aura-t-il quelque peu manqué à ce rendez-vous des fils...
Pour autant, je la trouve sympa... reste à savoir quel poupon elle va recouvrir...

samedi 12 août 2017

"Je vous aime... à tout jamais"

Le temps se joue de moi
Me laissant croire son rythme régulier
Pourtant je le vois
Tantôt il traine, avant de s’emballer…

Quand je me pose la question
Je me trouve tellement versatile.
Les jours ont-ils passé vite, oui ou non ?
Y répondre n’a rien de facile.

Quand la mémoire n’est pas titillée,
Que j’esquisse un semblant de sourire
Je me dis que tellement de jours sont passés
Qui ont vraiment œuvré à me guérir.

Comme si cette date du calendrier
Qui a pourtant scellé des destins
N’avait finalement rien de particulier
Comme déjà effacée,  par 365 demains…

Mais quand de façon lancinante
Ou alors brusquement, tout soudain,
Les souvenirs m’assaillent, me hantent
Le temps semble s’être arrêté, rien de moins

Ce fichu temps n’a ainsi pas cicatrisé
Les plaies de mon cœur de maman
Il n’a pas non plus réussi à calmer
Mes larmes de deuil de grand-maman

Certes, il aurait fallu faire preuve de volonté
D’une résilience somme toute raisonnable,
Pour que la douleur puisse passer, s’estomper
Et que vivre soit alors plus supportable.

Je n’ai simplement pas su, ou pas voulu peut-être
Comme si, décider d’arrêter d’y penser
C’était trahir ces deux chers petits êtres
L’oubli contre la douleur, semblant notre seul allié.

365 jours, leur nombre est déjà considérable
Une armée de dates qui aura vaillamment défilé
1 année… là, le chiffre est ridicule, tellement minable
Alors que pour certains le temps semble s’être arrêté.

Arthur, Jules… je ne peux vous oublier
A tout jamais dans mon cœur vous vivez !
 


lundi 17 juillet 2017

"Et vive l'amour, vive les mariés"

Une journée inoubliable, gravée tout au fond de mon cœur, que je chérirai toujours précieusement…
Ma fille ainée se mariait avec son tendre aimé, celui qu’elle aura connu toute jeune, à 17 ans, et qui sera à tout jamais l’amour de sa vie, à n’en pas douter…
Tout aura été orchestré de main de maître, pour donner à la cérémonie, et même à la journée entière en fait, une aura d’authenticité évidente, de romantisme fou, d’émotions sans cesse renouvelées qui nous auront menés ainsi du rire aux larmes tout le long durant.
Rien n’aura fait cafouiller le bon déroulement des cérémonies, allant du mariage civil en matinée à l’union laïque en soirée. Pas même la météo, qui a choisi d’ouvrir son ciel par une grosse averse juste avant la cérémonie… puis qui nous aura laissés profiter au max de cette superbe rencontre, avant de miser sur un orage digne d’un déluge à près de 3 heures du matin…
Je ne saurais dire combien de fois j’ai entendu des invités dire : « Après une telle journée … je suis réconcilié (e) avec l’amour, et avec le mariage… je signerais là, tout de suite, si c’était à faire, ou à refaire… »
Et, sinon, j’ai eu, de façon récurrente, voire entêtante, cette tournure de phrase en tête durant toute la journée, et bien évidemment surtout lorsque les nouveaux époux échangeaient leurs vœux :
« Désormais, Artur et Jules, et leurs deux parents réunis, porteront tous le même nom de famille »…
 
Je suis aux anges…


mercredi 17 mai 2017

Elle fera penser à une couverture récemment confectionnée ...
Comprenez ainsi que mes couvertures ne sont pas uniques, ni pour quelqu'un de forcément unique :-)
Celle-ci est de plus petit format et doublée d'une housse matelassée amovible...


Je ne sais encore quel bébé en profitera...

"Fleurs bleues"

Une couverture qui se voulait délicate, pour Amir,un petit garçon né quasiment fin 2016













Longue vie à toi petit prince !

jeudi 12 janvier 2017

"Comparaison... n'est pas raison"

Il est des gens qui sont fiers, simplement fiers, d’être eux-mêmes.
Fiers parce qu’ils sont beaux, ou issus d’une certaine famille, ou qu’ils ont réussi un truc épatant dans leur vie, ou qu’ils ont un statut social et financier assez élevé, ou carrément car ils ont tout ça à la fois !
Et parfois… ils sont même fiers en famille ! Car ils font front, se sentant unis, soudés… contre les envieux notamment.
Moi … je n’ai jamais été fière, j’étais limite l’envieuse…
Celle qui estimait n’avoir rien de bien, ou pas assez,  et être issue d’une famille de quatre sous.
J’en ai ainsi bavé d’envie parfois, de n’être pas née là où il aurait fallu, de ne pas avoir ce qu’ils avaient.
Et je ne parle pas là de gens dont la naissance puis la vie figurent en page centrale, avec gros titre s’il-vous-plait, dans les journaux à potins, ou la presse local, qui étalent leur baraque, voiture, bijoux et compagnie.
Non…quand je parle des gens que j'enviais, ce sont tout bêtement de gens, comme vous et moi !  (vous …euh… si vous êtes comme moi, qui ne suis ni belle, ni bien née, ni riche, ni forte d’un quelconque exploit ! et qui ne suscite donc aucune jalousie…).
Bref, j’en ai bavé de croire que je passais à côté de l’importance de la vie, bavé de ce manque d’aura… de ce manque de confort, voire d’aisance… de ce manque d’importance… et de beauté.
Exemple 1/  Cléopâtre (nom d’emprunt… évidemment)
Nous partagions les mêmes bancs d’école, elle et moi. Mais alors que j’étais issue d’une fratrie de six enfants, dont les deux parents bossaient, j’ai été privée de plein de trucs, parfois basiques, parfois bêtement superficiels. Ainsi, je me trouvais pauvre, bête, moche et carrément mal aimée. 
La beauté déjà : blonde aux cheveux toujours si bien coiffés, retenus par des barrettes ou autre chouchou toujours à la mode, le teint toujours frais, sentant toujours si bon, habillée comme une précieuse poupée, Cléopâtre attirait les garçons (déjà) mais surtout tous les gentils regards des profs, et le copinage de tous ses pairs.
Naissance et famille: elle grandissait entourée de deux autres enfants. Sa maman n’a jamais travaillé, et son papa conduisait sa propre voiture. Leur appartement était sans doute très bien rangé et décoré, je ne saurais dire… n’y ayant jamais pu mettre les pieds. Les rares fois où je me suis aventurée à aller jusque chez elle, j’ai attendu sur le paillasson de l’entrée…
Sa vie affective et professionnelle : mariée à un joli garçon, elle est restée active, mais sans le besoin d’avoir à travailler. Elle a eu des enfants.
Elle est toujours et immanquablement tirée à quatre épingles et souriante, et belle et … tout tout tout…
J’en ai bavé d’envie de n’être pas née « elle »… et d’avoir à me coltiner ma vie.
Exemple 2/  Bubu (surnom d’emprunt)
On avait des enfants sur les mêmes bancs d’école, ce qui a sans doute instauré un semblant de contact entre nous.
Elle était mariée à un « Suisse bien de chez nous », qui avait une bonne situation professionnelle. Elle disposait ainsi d’un joli confort de vie. Ne s’embarrassant pas des (fausses) obligations inhérentes à son statut de mère, elle a su mener la vie qu’elle voulait, s’octroyant sorties entre copines, vacances sans enfant, des tenues toujours récemment neuves… etc
A côté d’elle, avec mon (premier) mari étrange et sans formation, de petits revenus financiers, dans l’obligation de toujours bosser, ne m’octroyant aucun passe-temps, soins en institut ou autres fantasques envies et frénésies de fringues, puis avec mon (unique) divorce, je faisais tache… tout simplement…
Et je l’ai souvent regardée avec envie…
Exemple 3/ Les « Dômiers » made in Turkey, et leurs pendants made in Afrika
Je n’avais pas la bonne origine, la bonne culture, la bonne foi, le bon âge, le bon statut social, la bonne ligne de famille, et je n'étais même pas belle. Bref… j’étais la chose honteuse, le truc rapporté, qu’on fait mine d’avoir accepté, voire aimé. A leur décharge, j'ajouterais que j’ai ce penchant à toujours me raconter dans mes plus affligeantes situations : avoir perdu mon papa très jeune, n’avoir jamais eu l’attention et l’amour de ma mère, femme infidèle et égocentrique, avoir divorcé, n’avoir pas suivi de hautes études, etc... ce qui  ne manque peut-être pas de permettre à l'autre d'établir un profilage qui n'est pas en ma faveur.
Et j’avais si honte de moi alors quand je répondais aux questions, très intrusives parfois, de ces gens qui formaient à mes yeux un bloc uni, où chaque enfant aura été désiré, attendu, aimé. Où chaque parent aura bénéficié d'une place prépondérante, incontestés qu'ils sont dans leur bon droit à décider de tout, pour tous. Que dire encore des effusions d'amour qui semblaient toujours si naturelles, si spontanées. J'étais spectatrice de leur entente, de leur complicité, de leur déballage d'amour. Et tellement envieuse, et contrite de n'avoir pas connu chose pareille.
Pour autant, et durant toute ma vie donc, jamais je ne me suis enorgueillie d’un quelconque fallacieux exploit, afin de tromper mon monde,   ni n’ai su pourtant lever fièrement la tête de n’avoir aucune réelle raison d’avoir honte d’être qui je suis…
Et durant toutes ces années, qui vont de ma plus tendre enfance à aujourd’hui, j’ai ainsi eu honte de mes origines, de ma famille qui n’était pas le « nec plus ultra », de mon peu de formation scolaire, de mon piètre CV professionnel, de mon manque avéré de beauté, de tout ce qui fait que je ne suis jamais dans la page centrale des journaux, faisant les gros titres, et posant fièrement. J’ai eu honte et envie… Et je jalousais donc ces gens (entre autres).
Et là... à la faveur de certains constats faits de visu, ou d’infos qui me sont parvenues… je fais le topo des vies de ces gens que j’ai enviés, ou qui auront eu un regard ou une parole qui m’auront fait me sentir intruse, parasite de leur bonheur ou statut…et donc pas du tout à "leur" hauteur...
Exemple 1 : Cléopâtre (que je trouvais si belle) s’est fait refaire le nez et les seins, comme sa mère (qui depuis parle d’une voix nasillarde au possible). Elle a dû encaisser après son mariage d’apprendre que son si cher et tendre époux avait abusé, adolescent, de sa petite sœur. Elle boit (et là je ne parle pas que d’eau… ). Et tout le monde parle en mal dans son dos…car ils la trouvent trop snob, méprisante.
Exemple 2 : Bubu… a un mari plutôt volage et deux enfants qui ne viennent plus la voir. Elle se désole de sa santé perdue, de ces avocats qui vous coutent la peau des fesses en matière de conseils pour son éventuel divorce, et finalement elle n’aime rien ni personne…
Exemple 3: Les Dômiers made in et made in, qui formaient à mes yeux des familles si unies et si irréprochables, et parmi lesquels certains m’auront toisée, discréditée. Ils ont essuyé leur lot de plâtres. Incestes, infidélité, homosexualité, malversations, exclusions de milieux professionnels ou autres, leurs clans ont éclaté, surtout dans leur désamour, me laissant pantoise devant leurs travers, leurs comportements et tous ces gâchis.
Finalement, je me rends compte donc que j’ai raté la part belle de ma vie, celle qui aurait dû toujours me faire voir combien j’ai reçu d’amour de personnes qui me sont encore chères, combien j’ai eu la chance d’avoir de bons enfants… et combien cet amour m’importait plus que toute richesse, toute beauté, tout statut social.
Si je pouvais revenir en arrière, je voudrais être forte de cette conviction qui est aujourd’hui mienne :
« On ne sait pas ce qui se cache, ou se trame, derrière les rideaux de nos voisins »

Et si ça se trouve… c’est à eux qu’on ne voudrait surtout pas ressembler…

"Bêtes ... à mourir..."

 

Tout petit polochon
A mon goût, si mignon…
Mais succédané, piètre ersatz
C’est dans mon lit qu’est ta place.
Quand, à l’aube de chaque nuit
Tu récoltes deux petits mimis
Mais engrange également chagrin
Car me consoler, il faut bien.


"Parterre de fleurs"

Un peu à l'arrache, j'ai confectionné cette petite couverture pour bébé avec des pelotes de laine qui me restaient de précédents ouvrages...


Qui va-t-elle pouvoir envelopper et réchauffer ?... à voir !
(aujourd'hui, je sais... Matilda...petite princesse tellement attendue par ses parents)