dimanche 25 décembre 2016

" Noël à la maison... y'a du bon..."

C’est pas parce qu’on n’est pas chrétien, qu’on peut pas avoir droit à un calendrier de l’Avent ! Na !





jeudi 15 décembre 2016

"Quatre péchitas..."

Vendredi d’une semaine,
Date de calendrier,
Qui fige dans la peine,
Nos cœurs à jamais endeuillés.

Désireux de soutenir vos parents,
Nous étions tantôt réunis.
Mais, dans les couloirs blancs
Parfois seuls nous errions, démunis.

Et ce jour, par ce terrible drame
Nous aura assurément tous affectés,
Tissant en chacun de nous une trame
Individuellement nuancée.

Quand, dans la littérature
De phases de deuil il est question,
Rien ne précise ainsi combien durent
Déni, colère, dépression ou acceptation.

Plus de quatre mois se sont écoulés
Qui insidieusement de ma notion du temps
Pourraient parfois me faire douter
La douleur, l’air d’avoir tant duré donnant.

On s’interroge parfois des yeux,
Cherchant à savoir où chacun en est
De ce cheminement douloureux.
Et, pour l’autre, on reste inquiet.

Et je tais exaspération, voire colère,
Quand, au détour de la discussion,
Je m’entends dire par des tiers
Que le temps fera oubli, diversion.

Pourquoi vouloir oublier pourtant
Qu’après des mois de grossesse
Ce qui devait faire joie des parents
S’avérerait comme effroyable détresse.

Qu’il y ait possiblement d’autres enfants
Que la vie nous apporte raison de bonheur !
Ne pourra jamais effacer pourtant
Le chagrin causé, l’implacable douleur.

Décembre devait rimer avec joie,
Car le terme était là fixé.
Il rime pourtant avec désarroi,
Alors que pèse la sourde réalité.

Et je ne peux pas tourner la page
De cet album à peine esquissé,
Alors qu’en moi reste figée l’image
De deux bébés que la vie a quittés.

Pas un jour sans penser « Jules… Arthur… »
Pas un soir sans vous souhaiter bonne nuit.
Dès le premier jour je savais que ça serait dur
Et là, toujours… aucun signe de répit.