jeudi 1 mars 2012

"Remous du coeur..."

Michelle Larivey écrit :
Avoir le sentiment d'être trahi ramène automatiquement aux ententes explicites ou implicites qui existaient entre moi et celui qui m'a trahi. Cela me permet aussi de constater que je comptais sur le fait que l'autre serait solidaire de cette entente. En effet, la trahison arrive toujours comme une surprise. Elle rompt la confiance. On ne se sent jamais trahi par quelqu'un à qui on ne faisait pas confiance.

En conséquence, on peut considérer que le sentiment d'être trahi sert à nous annoncer que nous étions dans l'erreur en faisant une telle confiance à cette personne. Il s'agit d'une invitation à réviser notre évaluation de la situation et à nous réajuster pour tenir compte d'une solidarité moins importante que prévu. La trahison n'est pas une émotion. C'est le geste d'une autre personne lorsqu'il est vécu ou interprété comme brisant une loyauté. Pour qu'il y ait trahison, il faut qu'il y ait déjà un lien et il faut que ce lien implique une fidélité quelconque.

Ces derniers temps, j’ai à gérer plusieurs relations (amicale, fraternelle, filiale, professionnelle) qui me tourmentent. Desquelles je ne ressens pas le bénéfique sentiment d’amitié ou d’amour escompté en regard de l’attachement que je porte à certaines personnes.

Or… j’aime avec cette conviction que «Si on aime, et qu’on sait persuader l’autre de cet amour qu’on lui porte, il va s’en rendre compte… Il va surtout, ou au moins, nous épargner (du mal), à défaut de se confondre en remerciements… »

En fait, non ! La vie n’est pas comme ça. Seuls quelques rares sages savent percevoir la valeur du don d’amour, et le magnifier par le comportement bien seyant, et hautement moral adopté en retour.

Dois-je désapprendre mes réflexes, mes convictions, mon ressenti… pour autant, afin de ne jamais souffrir de la perception d’avoir été dupée, manipulée…

Je ne sais pas. Vraiment je ne sais pas. Et c’en est nouvelle souffrance…