samedi 27 novembre 2010

"Me suis chier la gueule par terre"... comme dirait F.

Suis en mode «retour à la maison»
Les chiens en bout de laisses...
Je marche prudemment
Il a neigé là tout récemment.

Le temps de comprendre ce qui se passe
Et déjà ma tête frappe violemment
Il ne m’avait jamais semblé jusqu’à alors
Du haut de mon mètre septante trois
Que le bitume pouvait être si proche.

Le capuchon de ma veste
Qui s’est rabattu sur ma tête
Dans le mouvement si brusque de ma chute
Aura sans doute évité le pire
Mais même amorti, le coup est vachement rude.

Je suis là, estourbie, allongée sur le sol verglacé
Je me donne quelques secondes avant de bouger
Maintenant, un type gare sa voiture
Il va rejoindre l’entrée du magasin
Et j' hallucine...

Sans un vrai regard pour moi,
Sans un seul mot de souci, même simulé
Il m’enjambe...

C’est pas vrai, il n’a pas fait ça... ???
Je suis comme paralysée d’effroi, sous le choc
Le ridicule de ma position, là allongée
Me pousse à m’asseoir d’abord
Je crains de me relever trop vite

Un client sort alors du magasin
S’approche, me dit m’avoir vu chuter
Me trouve si pâle, s’inquiète
Insiste pour me raccompagner
Je refuse, gentiment, mais obstinément.

-Vous avez vu ça ?
-Votre chute ? oui... c’est votre tête qui a tout pris n’est-ce pas ?
-Non... mais vous avez vu ça ????
-Le type qui vous enjambée ? Oui... j’en croyais pas mes yeux... Et à l’intérieur, je n’arrivais pas rester près de lui, tant j’étais choqué...

Me suis relevée, complètement....
Avec un puissant mal de crâne, la bosse déjà bien perceptible au toucher.
J’ai mal... tellement mal... de cet épisode de total mépris !

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