samedi 12 août 2017

"Je vous aime... à tout jamais"

Le temps se joue de moi
Me laissant croire son rythme régulier
Pourtant je le vois
Tantôt il traine, avant de s’emballer…

Quand je me pose la question
Je me trouve tellement versatile.
Les jours ont-ils passé vite, oui ou non ?
Y répondre n’a rien de facile.

Quand la mémoire n’est pas titillée,
Que j’esquisse un semblant de sourire
Je me dis que tellement de jours sont passés
Qui ont vraiment œuvré à me guérir.

Comme si cette date du calendrier
Qui a pourtant scellé des destins
N’avait finalement rien de particulier
Comme déjà effacée,  par 365 demains…

Mais quand de façon lancinante
Ou alors brusquement, tout soudain,
Les souvenirs m’assaillent, me hantent
Le temps semble s’être arrêté, rien de moins

Ce fichu temps n’a ainsi pas cicatrisé
Les plaies de mon cœur de maman
Il n’a pas non plus réussi à calmer
Mes larmes de deuil de grand-maman

Certes, il aurait fallu faire preuve de volonté
D’une résilience somme toute raisonnable,
Pour que la douleur puisse passer, s’estomper
Et que vivre soit alors plus supportable.

Je n’ai simplement pas su, ou pas voulu peut-être
Comme si, décider d’arrêter d’y penser
C’était trahir ces deux chers petits êtres
L’oubli contre la douleur, semblant notre seul allié.

365 jours, leur nombre est déjà considérable
Une armée de dates qui aura vaillamment défilé
1 année… là, le chiffre est ridicule, tellement minable
Alors que pour certains le temps semble s’être arrêté.

Arthur, Jules… je ne peux vous oublier
A tout jamais dans mon cœur vous vivez !
 


lundi 17 juillet 2017

"Et vive l'amour, vive les mariés"

Une journée inoubliable, gravée tout au fond de mon cœur, que je chérirai toujours précieusement…
Ma fille ainée se mariait avec son tendre aimé, celui qu’elle aura connu toute jeune, à 17 ans, et qui sera à tout jamais l’amour de sa vie, à n’en pas douter…
Tout aura été orchestré de main de maître, pour donner à la cérémonie, et même à la journée entière en fait, une aura d’authenticité évidente, de romantisme fou, d’émotions sans cesse renouvelées qui nous auront menés ainsi du rire aux larmes tout le long durant.
Rien n’aura fait cafouiller le bon déroulement des cérémonies, allant du mariage civil en matinée à l’union laïque en soirée. Pas même la météo, qui a choisi d’ouvrir son ciel par une grosse averse juste avant la cérémonie… puis qui nous aura laissés profiter au max de cette superbe rencontre, avant de miser sur un orage digne d’un déluge à près de 3 heures du matin…
Je ne saurais dire combien de fois j’ai entendu des invités dire : « Après une telle journée … je suis réconcilié (e) avec l’amour, et avec le mariage… je signerais là, tout de suite, si c’était à faire, ou à refaire… »
Et, sinon, j’ai eu, de façon récurrente, voire entêtante, cette tournure de phrase en tête durant toute la journée, et bien évidemment surtout lorsque les nouveaux époux échangeaient leurs vœux :
« Désormais, Artur et Jules, et leurs deux parents réunis, porteront tous le même nom de famille »…
 
Je suis aux anges…


mercredi 17 mai 2017

Elle fera penser à une couverture récemment confectionnée ...
Comprenez ainsi que mes couvertures ne sont pas uniques, ni pour quelqu'un de forcément unique :-)
Celle-ci est de plus petit format et doublée d'une housse matelassée amovible...


Je ne sais encore quel bébé en profitera...

"Fleurs bleues"

Une couverture qui se voulait délicate, pour Amir,un petit garçon né quasiment fin 2016













Longue vie à toi petit prince !

jeudi 12 janvier 2017

"Comparaison... n'est pas raison"

Il est des gens qui sont fiers, simplement fiers, d’être eux-mêmes.
Fiers parce qu’ils sont beaux, ou issus d’une certaine famille, ou qu’ils ont réussi un truc épatant dans leur vie, ou qu’ils ont un statut social et financier assez élevé, ou carrément car ils ont tout ça à la fois !
Et parfois… ils sont même fiers en famille ! Car ils font front, se sentant unis, soudés… contre les envieux notamment.
Moi … je n’ai jamais été fière, j’étais limite l’envieuse…
Celle qui estimait n’avoir rien de bien, ou pas assez,  et être issue d’une famille de quatre sous.
J’en ai ainsi bavé d’envie parfois, de n’être pas née là où il aurait fallu, de ne pas avoir ce qu’ils avaient.
Et je ne parle pas là de gens dont la naissance puis la vie figurent en page centrale, avec gros titre s’il-vous-plait, dans les journaux à potins, ou la presse local, qui étalent leur baraque, voiture, bijoux et compagnie.
Non…quand je parle des gens que j'enviais, ce sont tout bêtement de gens, comme vous et moi !  (vous …euh… si vous êtes comme moi, qui ne suis ni belle, ni bien née, ni riche, ni forte d’un quelconque exploit ! et qui ne suscite donc aucune jalousie…).
Bref, j’en ai bavé de croire que je passais à côté de l’importance de la vie, bavé de ce manque d’aura… de ce manque de confort, voire d’aisance… de ce manque d’importance… et de beauté.
Exemple 1/  Cléopâtre (nom d’emprunt… évidemment)
Nous partagions les mêmes bancs d’école, elle et moi. Mais alors que j’étais issue d’une fratrie de six enfants, dont les deux parents bossaient, j’ai été privée de plein de trucs, parfois basiques, parfois bêtement superficiels. Ainsi, je me trouvais pauvre, bête, moche et carrément mal aimée. 
La beauté déjà : blonde aux cheveux toujours si bien coiffés, retenus par des barrettes ou autre chouchou toujours à la mode, le teint toujours frais, sentant toujours si bon, habillée comme une précieuse poupée, Cléopâtre attirait les garçons (déjà) mais surtout tous les gentils regards des profs, et le copinage de tous ses pairs.
Naissance et famille: elle grandissait entourée de deux autres enfants. Sa maman n’a jamais travaillé, et son papa conduisait sa propre voiture. Leur appartement était sans doute très bien rangé et décoré, je ne saurais dire… n’y ayant jamais pu mettre les pieds. Les rares fois où je me suis aventurée à aller jusque chez elle, j’ai attendu sur le paillasson de l’entrée…
Sa vie affective et professionnelle : mariée à un joli garçon, elle est restée active, mais sans le besoin d’avoir à travailler. Elle a eu des enfants.
Elle est toujours et immanquablement tirée à quatre épingles et souriante, et belle et … tout tout tout…
J’en ai bavé d’envie de n’être pas née « elle »… et d’avoir à me coltiner ma vie.
Exemple 2/  Bubu (surnom d’emprunt)
On avait des enfants sur les mêmes bancs d’école, ce qui a sans doute instauré un semblant de contact entre nous.
Elle était mariée à un « Suisse bien de chez nous », qui avait une bonne situation professionnelle. Elle disposait ainsi d’un joli confort de vie. Ne s’embarrassant pas des (fausses) obligations inhérentes à son statut de mère, elle a su mener la vie qu’elle voulait, s’octroyant sorties entre copines, vacances sans enfant, des tenues toujours récemment neuves… etc
A côté d’elle, avec mon (premier) mari étrange et sans formation, de petits revenus financiers, dans l’obligation de toujours bosser, ne m’octroyant aucun passe-temps, soins en institut ou autres fantasques envies et frénésies de fringues, puis avec mon (unique) divorce, je faisais tache… tout simplement…
Et je l’ai souvent regardée avec envie…
Exemple 3/ Les « Dômiers » made in Turkey, et leurs pendants made in Afrika
Je n’avais pas la bonne origine, la bonne culture, la bonne foi, le bon âge, le bon statut social, la bonne ligne de famille, et je n'étais même pas belle. Bref… j’étais la chose honteuse, le truc rapporté, qu’on fait mine d’avoir accepté, voire aimé. A leur décharge, j'ajouterais que j’ai ce penchant à toujours me raconter dans mes plus affligeantes situations : avoir perdu mon papa très jeune, n’avoir jamais eu l’attention et l’amour de ma mère, femme infidèle et égocentrique, avoir divorcé, n’avoir pas suivi de hautes études, etc... ce qui  ne manque peut-être pas de permettre à l'autre d'établir un profilage qui n'est pas en ma faveur.
Et j’avais si honte de moi alors quand je répondais aux questions, très intrusives parfois, de ces gens qui formaient à mes yeux un bloc uni, où chaque enfant aura été désiré, attendu, aimé. Où chaque parent aura bénéficié d'une place prépondérante, incontestés qu'ils sont dans leur bon droit à décider de tout, pour tous. Que dire encore des effusions d'amour qui semblaient toujours si naturelles, si spontanées. J'étais spectatrice de leur entente, de leur complicité, de leur déballage d'amour. Et tellement envieuse, et contrite de n'avoir pas connu chose pareille.
Pour autant, et durant toute ma vie donc, jamais je ne me suis enorgueillie d’un quelconque fallacieux exploit, afin de tromper mon monde,   ni n’ai su pourtant lever fièrement la tête de n’avoir aucune réelle raison d’avoir honte d’être qui je suis…
Et durant toutes ces années, qui vont de ma plus tendre enfance à aujourd’hui, j’ai ainsi eu honte de mes origines, de ma famille qui n’était pas le « nec plus ultra », de mon peu de formation scolaire, de mon piètre CV professionnel, de mon manque avéré de beauté, de tout ce qui fait que je ne suis jamais dans la page centrale des journaux, faisant les gros titres, et posant fièrement. J’ai eu honte et envie… Et je jalousais donc ces gens (entre autres).
Et là... à la faveur de certains constats faits de visu, ou d’infos qui me sont parvenues… je fais le topo des vies de ces gens que j’ai enviés, ou qui auront eu un regard ou une parole qui m’auront fait me sentir intruse, parasite de leur bonheur ou statut…et donc pas du tout à "leur" hauteur...
Exemple 1 : Cléopâtre (que je trouvais si belle) s’est fait refaire le nez et les seins, comme sa mère (qui depuis parle d’une voix nasillarde au possible). Elle a dû encaisser après son mariage d’apprendre que son si cher et tendre époux avait abusé, adolescent, de sa petite sœur. Elle boit (et là je ne parle pas que d’eau… ). Et tout le monde parle en mal dans son dos…car ils la trouvent trop snob, méprisante.
Exemple 2 : Bubu… a un mari plutôt volage et deux enfants qui ne viennent plus la voir. Elle se désole de sa santé perdue, de ces avocats qui vous coutent la peau des fesses en matière de conseils pour son éventuel divorce, et finalement elle n’aime rien ni personne…
Exemple 3: Les Dômiers made in et made in, qui formaient à mes yeux des familles si unies et si irréprochables, et parmi lesquels certains m’auront toisée, discréditée. Ils ont essuyé leur lot de plâtres. Incestes, infidélité, homosexualité, malversations, exclusions de milieux professionnels ou autres, leurs clans ont éclaté, surtout dans leur désamour, me laissant pantoise devant leurs travers, leurs comportements et tous ces gâchis.
Finalement, je me rends compte donc que j’ai raté la part belle de ma vie, celle qui aurait dû toujours me faire voir combien j’ai reçu d’amour de personnes qui me sont encore chères, combien j’ai eu la chance d’avoir de bons enfants… et combien cet amour m’importait plus que toute richesse, toute beauté, tout statut social.
Si je pouvais revenir en arrière, je voudrais être forte de cette conviction qui est aujourd’hui mienne :
« On ne sait pas ce qui se cache, ou se trame, derrière les rideaux de nos voisins »

Et si ça se trouve… c’est à eux qu’on ne voudrait surtout pas ressembler…

"Bêtes ... à mourir..."

 

Tout petit polochon
A mon goût, si mignon…
Mais succédané, piètre ersatz
C’est dans mon lit qu’est ta place.
Quand, à l’aube de chaque nuit
Tu récoltes deux petits mimis
Mais engrange également chagrin
Car me consoler, il faut bien.


"Parterre de fleurs"

Un peu à l'arrache, j'ai confectionné cette petite couverture pour bébé avec des pelotes de laine qui me restaient de précédents ouvrages...


Qui va-t-elle pouvoir envelopper et réchauffer ?... à voir !
(aujourd'hui, je sais... Matilda...petite princesse tellement attendue par ses parents)